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Né le 4 Janvier 1735, Claude
Martin, fils d'un modeste tonnelier des Terreaux, à Lyon,
s'engage dans la Compagnie Française des Indes qui, en ce milieu
du XVIII ème siècle, s'opposait aux Anglais pour la
possession d'un pays très riche. Embarqué pour
Pondichéry en 1751, il se distingue très vite par son
intelligence.
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Fait prisonnier par les Anglais au cours
de la guerre de Sept ans (1756-1763) . A la fin de la guerre
(Traité de Paris 1763), Claude Martin accepte la proposition des
anglais qui lui offrent un brevet d'enseigne dans leur Compagnie,
étant entendu qu'il ne serait jamais tenu d'agir contre les
Français.
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Bientôt
affecté au corps de l'inspection, Claude Martin, passe 24
années à Lucknow, capitale d'une riche
région dans la plaine du Gange. Le Nabab de la province fait
appel à ses services pour diriger son arsenal.
A
l'âge de 56 ans, il reprend du service dans une campagne
menée contre le Sultan de Mysore et il est promu au grade de
Major-Général en 1795. Architecte, ingénieur,
négocient avisé, industriel novateur, (il fut le pionnier
de la culture et de l'industrie de l'indigo), militaire,diplomate,
topographe, médecin au besoin, Claude Martin fait preuve d'une
intelligence ouverte et surtout universelle.
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| Malgré
toutes ses occupations, il continue à entretenir une
correspondance suivie avec ses compatriotes et à se tenir au
courant des nouveautés de son temps ( exposition de
montgolfières en 1785 au grand étonnement du Nabab).
A
sa mort, survenue le 13 Septembre 1800, à Lucknow (Inde) Claude
Martin, à la tête d'une importante fortune, lègue
la plus grand partie de ses biens à des fondations charitables,
secours aux pauvres, libération des prisonniers.
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Et surtout une somme très
importante à la Ville de Lyon à charge pour elle d' "
établir une institution pour le bien public de cette ville " et
il suggère la création d' "une école pour
instruire un certain nombre d'enfants des deux sexes ".
En
Inde, grâce au testament du Major-Général Claude
Martin, furent ouverts quatre collèges : un pour les
garçons et un pour les filles à Lucknow et
également deux à Calcutta. Ces collèges
réputés, appelés " La Martinière ", donnent
toujours une éducation de type anglais très
appréciée.
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